Mon Bordeaux à Moi

23 avril 2017

Les 3 Mousquetaires - "Le slogan "Un pour Tous, Tous pour un" résonne au maximum aujourd'hui"

En tournée dans toute la France depuis février dernier, la troupe musicale Les 3 Mousquetaires fera une halte à la Patinoire Mériadeck de Bordeaux les 2 et 3 juin prochain, avant d'achever sa tournée à Nice le 1er juillet. J'ai reçu David Bàn, Victoria, Olivier Dion et Damien Sargue en interview, pour évoquer l'aventure qui les réunit, et échanger sur leurs projets respectifs.

Mon Bordeaux à Moi interview Les 3 Mousquetaires Bordeaux 

Mon Bordeaux à Moi - Quelle a été votre réaction lorsqu'on vous a annoncés que vous étiez retenus pour faire partie de la troupe Les 3 Mousquetaires ?

Olivier Dion - J'étais content, et surpris ! Déjà très excité à l'idée de relever ce beau défi.

Damien Sargue - J'ai reçu un appel de Roberto Ciurleo, producteur du spectacle. Il m'a proposé d'incarner le rôle d'Aramis. Bien qu'hésitant au départ, j'ai finalement accepté de repartir sur une comédie musicale. Ma 3e, après "Notre Dame de Paris" et "Roméo et Juliette". Une très bonne nouvelle !

David Bàn - Étonné de la rapidité à laquelle on m'a attribué le rôle de Porthos ! Je n'ai passé que 2 auditions.

Victoria - J'étais ravie ! Il faut dire que je n'ai pas été retenue de suite, ça a été un ascenseur émotionnel. Au final, c'est un vrai challenge et un joli clin d'oeil d'endosser le rôle d'Anne d'Autriche, mère de Louis XIV, 10 ans après avoir joué dans "Le Roi Soleil" aux côtés d'Emmanuel Moire.

Mon Bordeaux à Moi - Quel(s) point(s) commun(s) avez-vous avec le personnage que vous interprétez ?

Olivier Dion - D'Artagnan, c'est la jeunesse, la fougue, l'envie de s'épanouir et de réaliser ses rêves. Je m'identifie parfaitement à mon personnage. Lui, qui a quitté sa Gascogne pour venir à Paris faire carrière dans le corps des mousquetaires. Moi, qui ai quitté mon Québec pour venir à Paris faire carrière en tant que chanteur, présentement au sein de la troupe "Les 3 Mousquetaires".

Damien Sargue - Le côté élégant et dandy. Je partage également avec Aramis des valeurs comme la fraternité et l'engagement amical.

David Bàn - Le rôle de Porthos me colle à la peau : il est un bon vivant, un épicurien, un personnage solaire qui amène beaucoup d'humour dans le spectacle.

Victoria - Anne d'Autriche était une reine complètement persécutée. Beaucoup de personnes lui mettaient des bâtons dans les roues. Malgré cela, elle restait digne. On m'a souvent mis des bâtons dans les roues. Je ne correspondais pas à une image, à un style musical... Mais j'ai su garder la tête sur les épaules, rester intègre, droite et digne.

Mon Bordeaux à Moi - Avant d'intégrer la troupe, aviez-vous déjà lu le roman d'Alexandre Dumas ?

Olivier Dion - Non !  Cependant, je connaissais l'histoire, j'avais vu le film, et même assisté à une pièce de théâtre sur les 3 Mousquetaires.

Damien Sargue - Non !  On connaît tous plus ou moins l'histoire, sans pour autant avoir lu le roman. Mais en commençant à bosser sur le spectacle, je savais qu'il était important pour moi, professionnellement, de lire et relire l'oeuvre de Dumas.

David Bàn - Non ! Le roman, c'est une bible ! Alors je m'étais attaqué à la version de poche ! Et j'avais, évidemment, vu le film.

Mon Bordeaux à Moi - En quoi Les 3 Mousquetaires est-il un spectacle singulier ?

David Bàn - Il arrive à un moment où le slogan du spectacle  ("Un pour tous, Tous pour un") résonne au maximum aujourd'hui, que ce soit suite aux attentats qui ont touché notre pays, ou en rapport avec la crise économique qui impacte sur le pouvoir d'achat. Le message délivré traduit une réelle volonté de redonner espoir. Et le fait de constater, à chaque spectacle, que la salle est remplie, c'est top !  So-li-da-ri-té.

Mon Bordeaux à Moi - Trois mots pour vous définir, chacun ?

Olivier Dion - Entrepreneur, sympathique et rassembleur (j'aime travailler en équipe et partager).

Damien Sargue - Franchise, respect et diplomatie.

David Bàn - Entêté (je me donne les moyens d'obtenir ce que je veux), sympathique et passionné.

Victoria - Généreuse (à la vie comme à la scène), impatiente et perfectionniste.

Mon Bordeaux à Moi - Je vous montre, à chacun, une photo de vous, petit. Vous qui connaissez la suite des événements, que diriez-vous à l'oreille de cet enfant ?

Olivier Dion - De faire confiance à la vie, de suivre son instinct et de toujours bien s’entourer.

Damien Sargue - De suivre son instinct et de faire exactement la même chose. Si je n'avais pas pris les mêmes chemins, je ne serais sûrement pas où j'en suis aujourd'hui, et je n'aurais pas ce que j'ai.

David Bàn - Fonce, tu vas t’éclater !

Victoria - De toujours suivre son instinct et de ne pas avoir peur. 

Mon Bordeaux à Moi - Olivier et Damien, vous avez tous les deux été candidats à Danse avec les Stars, sur TF1. Quel bilan tirez-vous de votre participation à l'émission ?

Olivier Dion - C'était quelque chose de très positif pour moi. J'ai appris à évoluer dans un nouveau milieu, celui de la TV.

Damien Sargue - Je suis satisfait de ce que j’ai pu réaliser en bossant dur, même si je ne suis pas allé très loin dans le programme. Le contexte était assez stressant. Après, j’aurais peut-être dû plus me préparer en amont :  j’y suis allé trop candide.

Mon Bordeaux à Moi - Peut-on dire, pour vous, qu'il y a un "avant" et un "après Danse avec les Stars" ?

Olivier Dion - Oui. Je me suis toujours dit que si on mettait toute sa volonté dans le travail, on pouvait y arriver. En participant à l'émission, je m'étais donné comme objectif de tout donner et de me dépasser à chaque prime. Ce que j'ai fait. Cela m'a beaucoup apporté en tant que performeur.

Damien Sargue - Pas vraiment. Mais le programme a permis au public français de me retrouver, après mes 4 années de représentation de "Roméo et Juliette" en Asie.

Mon Bordeaux à Moi - Et toi David, si on te proposait de participer à Danse avec les Stars, tu irais ?

David Bàn - Carrément ! C'est une très belle émission, pour laquelle il faut savoir se dépasser, se mettre en danger, sortir du cadre... J'adorerais y faire le show, un peu à l'instar d'Artus, qui avait apporté son côté humoristique au programme lors de la saison dernière.

Mon Bordeaux à Moi - Victoria, en 2013, tu es pour ta part apparue dans The Voice, sur TF1. De quoi cette aventure t'a t-elle fait prendre conscience ?

Victoria - De qui j'étais vraiment et dans quel style musical je souhaitais m'inscrire. Après "Les 3 Mousquetaires", je ne souhaite plus être un électron libre sans label. Je travaille actuellement sur un album de variété française avec des sonorités urbaines (afro, ragga, root, beatbox, slam…) et électro. J’espère surprendre le public. Je veux être une chanteuse couillue ! Je ne veux plus avoir d’étiquette.

Mon Bordeaux à Moi - Olivier, il me semble que toi aussi tu travailles sur le projet d'un album solo...

Olivier Dion - Oui, je commence à bosser activement sur un opus aux sonorités pop et électro : un mélange de racines organiques et acoustiques à de la pop actuelle.

Mon Bordeaux à Moi - En juillet, cela fera 10 ans qu'a eu lieu la dernière représentation du Roi Soleil. Victoria, si on te propose d'y retourner, tu cours ?

Victoria - Je cours, sans hésiter !  Ce serait dément ! Avec une condition, tout de même : que ce soit avec la troupe d'origine. On l'a déjà évoqué entre nous, beaucoup sont partants. Il faut dire que "Le Roi Soleil" a été une aventure humaine très forte. On n’oublie jamais une première fois : ce fut ma 1ère comédie musicale, ma 1ère aventure humaine, ma 1ère véritable rencontre avec le public... et j'étais le foetus de la troupe ! Mes camarades de scène de l'époque sont devenus des amis, que je côtoie toujours aujourd’hui.

Mon Bordeaux à Moi - Qu'est-ce qu'évoque la ville de  Bordeaux pour vous ?

Olivier Dion - Une ville magnifique que j’ai envie de découvrir l'espace de quelques jours. J'ai récemment goûté aux huîtres d'Arcachon : totalement délicieuses ! Les meilleures que j'ai mangées à ce jour.

Damien Sargue - La ville de ma femme Emilie. Bordeaux est une très belle ville. Je trouve qu’Alain Juppé a fait du bon boulot pour lui rendre sa superbe. Je me souviens d'elle au tout début des années 2000, avec ses beaux immeubles mais usés par le temps, la salissure, la pollution. J'ai redécouvert un Bordeaux rénové il y a 6 ans, avec son miroir d'eau, ses ponts, ses rues piétonnes.... et ses canelés La Toque Cuivrée dont je suis fan ! On pourrait presque penser que Bordeaux est un concentré du meilleur de l'architecture parisienne : comme un petit Paris, mais en mieux.

David Bàn - Une superbe qualité de vie. Une ville très agréable, de par ses rues piétonnes, ses bonnes adresses, sa population charmante. Et ses canelés fourrés au nutella que je viens de découvrir pas plus tard qu'hier ! Une vraie ville d'épicurien, pour le coup ! Ça doit être incroyable de vivre ici !  Et puis, non loin d'ici vous avez la Dune du Pilat, Arcachon... Le rêve !

Victoria - Face à la gare, j'ai remarqué  l'Hôtel Regina ! Par rapport à mon personnage de la Reine Anne d'Autriche dans "Les 3 Mousquetaires", j'ai trouvé ça rigolo ! Sinon, Bordeaux me fait penser à ses églises, ses ponts, son miroir d'eau. Vous avez le Bassin d'Arcachon à proximité, également. Et aussi à la Patinoire Mériadeck, une salle dans laquelle j'ai déjà joué avec "Le Roi Soleil"  il y a 10 ans. De retour avec "Les 3 Mousquetaires" début juin prochain ! J'adore le public bordelais ! Ainsi que votre vin rouge et vos canelés, une tuerie internationale ! Comme David, j'ai goûté aux canelés fourrés au nutella. Tu en manges un, tu prends 20 kilos ! Si je me mets à parler gastronomie, c'est aussi pour lancer un appel à Philippe Etchebest, dont je suis une très grande fan. Philippe, avec toute la troupe, nous viendrons déguster tes plats au restaurant Le Quatrième Mur lors de notre passage à Bordeaux les 2 et 3 juin ! Nous nous sommes promis de faire un tour dans tes cuisines. Et nous comptons bien évidemment faire en sorte que tu viennes nous voir à la Patinoire Mériadeck en famille, avec tes enfants.

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01 avril 2017

Luc Langevin - Un "créateur d'illusions" à l'univers "scientifico-magique"

Il se définit comme un "créateur d'illusions", qui présente la réalité en jouant avec nos perceptions. Comme il le souligne si bien au cours de son spectacle : "Le monde est fait d'illusions où rien n'est comme on le perçoit."  Luc Langevin s'amuse continuellement de ce constat avec un talent indéniable, pour nous transporter dans son univers de mathématiques et de science physique, où rêve et poésie font bon ménage. Dans ce spectacle, à l'instar du premier, Réellement sur scène, l''illusionniste s'appuie sur ses solides connaissances - il dispose d'une maîtrise en optique, et a même entamé un doctorat en biophotonique -, pour présenter au public une magie inspirée et inspirante, intelligente et audacieuse. Aux antipodes des paillettes.

Car ce qui attire, dès son plus jeune âge, Luc Langevin dans l'univers de l'illusion, c'est précisément la curiosité et le désir de comprendre qui l'animent sans cesse. Alors quand une société de production repère le potentiel du futur prodige lors d'un casting au Canada et lui propose sa première série TV, Luc Langevin saisit l'oportunité pour fusionner son talent d'illusionniste et son bagage scientifique. Dans l'émission Comme par magie, il créera et présentera plus de 400 illusions à des inconnus, en pleine rue. Un succès qui amènera rapidement le natif de Saint-Augustin-de-Desmaures sur le devant de la... scène. Du succès au triomphe.

Plongé dans son laboratoire expérimental, dans un univers inspiré de celui de Jules Verne, Luc Langevin détruit nos aprioris, bouleverse nos sens et explore de fond en comble nos perceptions autant qu'il les explose, exposant son monde "scientifico-magique" dans lequel plus aucune certitude n'est admise. Ni pouvoir, ni don. Le Québécois n'use que de son talent créatif et de sciences exactes pour offrir aux spectateurs un show moderne interactif, renforçant un niveau de crédibilité déjà élevé. Atteint en un temps record. "Si vos plus grands rêves sont inatteignables, c'est seulement une illusion", ponctue Luc Langevin. Morale : seule notre perception nous empêche d'atteindre certains grands objectifs. Il faut aller au-delà. La réalité est toute autre.

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26 mars 2017

Celtic Legends - Tap dance et musique traditionnelle irlandaise à l'honneur

Celtic Legends fête, cette année, ses 15 ans d'existence. Pour l'occasion, la troupe de musique traditionnelle irlandaise a décidé de repartir en tournée mondiale, avec un spectacle entièrement revisité. Ce "World Tour" l'aura menée - notamment - en Amérique du Sud et en Europe. Après l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Belgique et la Suisse, c'est en France que Celtic Legends a élu domicile le 11 février dernier, jusqu'au 31 mars prochain. Les 6 musiciens et 20 jeunes danseurs achèveront leur tournée à Toul, avant de s'envoler pour le Québec. Hier, c'est à Bordeaux qu'ils ont fait une halte.

Devant une audience non initiée à ce type de spectacle, le challenge était de taille. Après un début poussif, le public bordelais s'est réveillé aux premiers claquements. Le tempo frénétique des claquettes l'a peu à peu emporté sur la réserve d'une assistance timorée. Il faut dire que les danses époustouflantes, chorégraphiées par Jacintha Sharpe, étaient exécutées, sur certains tableaux, à un rythme effréné. Une cadence infernale imposée par des musiciens indissociables de leurs instruments traditionnels (uilleann pipes, flûte, violon, bodhran, guitare, accordéon). La principale difficulté de la "tap dance" ? Sans aucun doute la synchronisation.

Sous la direction musicale de Sean Mc Carthy, Celtic Legends présente une technique bien rôdée qui s'appuie sur 12 enchaînements de base, mêlant pied, talons-pointes claquettant dans la même envolée. Des danseurs les bras collés le long du corps, traduction d'une rigidité qui remonte à quelques siècles, à l'époque où la culture irlandaise était menacée d'éradication. Ceux qui dansaient, derrière le bar ou à leur fenêtre, avaient le buste raide, alors que leurs jambes cavalaient. Des gambettes aujourd'hui surentraînées pour retranscrire l'histoire irlandaise autour d'une danse loin d'être démodée.

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24 mars 2017

Vérino : "Sans prise de risque, il n'y a pas d'avancée"

Actuellement à l'affiche de son 2e one-man-show - qui porte son nom -, Vérino a revêtu, mardi soir, son costume de producteur et présentateur de l'Inglorious Comedy Club, pour présenter au public bordelais des jeunes talents qu'il côtoie régulièrement sur la scène parisienne du Grand Point Virgule. Interview, près de 5 ans après notre dernière rencontre.

Mon Bordeaux à Moi Vérino Inglorious Comedy Club interview Laura Gilli Bordeaux
© Laura Gilli

Mon Bordeaux à Moi - Notre dernière rencontre date du 31 mai 2012. Vérino, en l'espace de 5 ans, en quoi puis-je affirmer que vous avez mûri ?

Vérino - J'ai appris et compris ce en quoi consiste mon métier. Avant, je ne le connaissais pas vraiment. Mais il y a bientôt 3 ans, j'ai commencé à réfléchir à une émission hebdomadaire filmée sur scène, que j'ai lancée début 2015 sur YouTube : "Dis donc Internet...". Depuis, tout a changé. Je suis "sur-créatif" : j'écris tout le temps. Je me creuse la tête, dégage des axes, et développe - du coup - davantage de réflexes.

Mon Bordeaux à Moi - Arrivez-vous à rire de tout ?

Vérino - Absolument ! Je vais reprendre cet argument universel : "On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui", en y apportant une nuance. Dans cette affirmation, on sous-entend - faussement - que certaines personnes ne sont pas capables de rire de tout. Je préciserais juste qu'on peut rire de tout, à la seule condition de choisir la personne avec qui le faire. Certains pourront rire de sujets tendus, pendant que d'autres y seront hermétiques. N'oublions pas que l'humour est une arme. On peut blesser beaucoup de personnes avec une arme.

Mon Bordeaux à Moi - Ça vous est déjà arrivé de blesser involontairement quelqu'un ?

Vérino - Oui... Dans une vidéo, sur YouTube, j'évoque la transsexualité de Caitlyn Jenner, le beau-père de Kim Kardashian, en des termes qui, je l'ignorais alors, peuvent heurter les transsexuels. Par exemple, je n'aurais pas dû affirmer que cette personne avait subi une "opération", mais plutôt évoquer une "transition". Voilà, je me dis que je n'ai pas eu conscience, pour le coup, de l'arme que j'ai. Cette arme, il faut la respecter. Et rester attentif à ce qu'on raconte au public. On peut rire de tout, mais faisons-le intelligemment. Parce que cela reste très marrant d'aller dans l'interdit !

Mon Bordeaux à Moi - C'est ce que vous vous efforcez à faire avec l'Inglorious Comedy Club. Pourquoi ce nom ?

Vérino - J'ai trouvé le paradoxe intéressant de réunir un condensé d'humoristes aux sketchs "peu glorieux". C'est précisément ce qu'on vend au public. On n'essaie pas de représenter la beauté, la puissance ou la classe. Sinon, on ne représenterait rien. Le résultat est juste brut de pomme et rigolo. On teste des choses. Si ça plante, tant pis. Echouer n'est pas un problème. Ne pas entreprendre, l'est. Sans prise de risque, il n'y a pas d'avancée.

Mon Bordeaux à Moi - Avec votre troupe, forts de votre succès, vous investissez régulièrement, à Paris, Le Grand Point Virgule. Quelle(s) valeur(s) vous rassemble(nt) ?

Vérino - L'amour du métier et la bienveillance. Par ailleurs, je constitue le "liant" entre des personnalités aux univers totalement opposés. La recette du spectacle, c'est de réussir une bonne potion avec des ingrédients qui ne se marient pas forcément. 

Mon Bordeaux à Moi - Jouer à Bordeaux, une chance ?

Vérino - Pour y être déjà venu 3 fois en spectacle (déjà au Théâtre Fémina, au Théâtre du Casino et au Théâtre Trianon), je vous confirme que Bordeaux fait définitivement partie de mon hit-parade des endroits où j'aimerais vivre. Votre ville est ma-gni-fique.

Mon Bordeaux à Moi - Vérino, que diriez-vous de vous ?

Vérino - Je suis devenu un penseur au-delà d'un humoriste. Je pense de manière rigolote. J'aime réfléchir sur le monde, décrypter les couacs et les tourner en dérision. Toujours dans une démarche positive. Et je trouve que notre monde manque d'écoute et de bienveillance. On refuse d'essayer quoi que ce soit, parce qu'on a peur de se tromper. Alors certes, en agissant de la sorte, on ne fera pas d'erreur. Mais la paresse s'accentuera.

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23 mars 2017

Fabien Olicard : "J'aime autant bluffer les spectateurs que de les amener à se bluffer eux-mêmes"

Lundi dernier, au Théâtre Trianon, Fabien Olicard a enchanté le public bordelais avec son spectacle Mental Roadage. Un show de mentalisme sidérant qu'il joue en tournée - dont une grande majorité de dates affiche d'ores et déjà complet - jusqu'au 30 juin. Interview.

Mon Bordeaux à Moi Fabien Olicard interview mentaliste Laura Gilli Bordeaux
© Laura Gilli

Mon Bordeaux à Moi - Comment définiriez-vous la discipline dans laquelle vous excellez, le mentalisme ?

Fabien Olicard - Je dirais que c'est un mélange de prestidigitation, d'influence, de mnémotechnie (l'art d'aider la mémoire, de retenir) et de déduction.

Mon Bordeaux à Moi - Vous devez donc avoir une mémoire particulièrement développée...

Fabien Olicard - Je possède surtout les clefs pour m'en servir. Avant - je parle ici des siècles derniers -, on apprenait à se servir de sa mémoire. Ce n'est plus d'actualité. Ayant appris à me servir de la mienne, je souhaite transmettre mon expérience au plus grand nombre.

Mon Bordeaux à Moi - Vous aimez aussi décrire les codes cachés...

Fabien Olicard - Oui. Comme les micro-expressions, le non verbal... Par exemple, je sais décrypter le vrai sourire d'un faux - assimilable au sourire de Duchenne -. Il y a des contractions musculaires que l'on ne contrôle pas, des sortes de pattes d'oie que l'on a au niveau des yeux : elles dénotent un sourire sincère. Un autre code caché qui m'intéresse particulièrement : observez attentivement le logo d'Amazon. Le sourire qui relie la lettre A à la lettre Z traduit ce sentiment de joie que peut ressentir le consommateur en trouvant sur Amazon tout ce dont il a besoin, "de A à Z". Il existe une multitude de codes cachés.

Mon Bordeaux à Moi - Ce qui vous caractérise le plus ?

Fabien Olicard - J'aime autant bluffer les spectateurs que de les amener à se bluffer eux-mêmes, tout en étant transparent.

Mon Bordeaux à Moi - Peut-on douter ?

Fabien Olicard - On ne peut pas être sceptique. Vous avez une bonne mémoire et je peux vous le prouver. Dans mon spectacle, j'explique le mentalisme d'une manière tellement rationnelle qu'on ne peut qu'admettre des faits à la logique implacable. En revanche, le mentalisme n'est pas une science exacte.

Mon Bordeaux à Moi - Première édition du Festival Les Fous Rires de Bordeaux et première participation. Que ressentez-vous ?

Fabien Olicard - C'est plus qu'un plaisir : c'est un honneur d'avoir pensé à moi. D'autant plus que la programmation du Festival est cohérente et de qualité. Nous nous connaissons tous, nous nous côtoyons régulièrement - notamment lors des représentations d'Inglorious Comedy Club -, que ce soit avec Vérino, Yann Stotz, Aymeric Lompret, Artus, Patrick Chanfray ou Mathieu Madénian.

Mon Bordeaux à Moi - Dans votre actualité, la tournée de Mental Roadage. Vous sortez également un livre prochainement...

Fabien Olicard - Oui, le 18 mai. Dans "Votre cerveau est extraordinaire", aux éditions First, je délivre des conseils pour que chacun puisse développer son propre potentiel. On se dira peut-être : "Je le sais, ça !" Certes, mais applique-t-on vraiment ces vérités ? Par exemple, la cold reading - aussi appelée "lecture à froid" - permet d'établir des déductions à partir de simples observations faites sur une personne. On en tire de multiples informations sur le sujet. Mais généralement, on ne prend pas le temps de le faire : on vit tellement l'instant présent rapidement jusqu'à se projeter dans le futur que l'on omet d'entrer véritablement en synergie avec l'autre. Pourtant, on peut le faire, ça s'apprend. Je vous donne des clefs pour y parvenir.

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11 mars 2017

Guy & Sons - Ouverture de l'enseigne bordelaise

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Burger Classic

Dans le cadre de son lancement à Bordeaux, Guy & Sons avait lancé, via les réseaux sociaux, une campagne "coup de pub" très attrayante. Pour son 1er jour d'ouverture, l'enseigne invitait le maximum d'internautes à s'inscrire sur le site www.whoisgouaille.fr, afin de profiter d'une offre alléchante : 1 burger gratuit pour chaque personne. Tous s'étaient donc donnés rendez-vous ce jour à compter de 12h au 54, rue Saint-Rémi. À notre arrivée à 11h30, une longue file d'attente s'étalait déjà le long de la rue Métivier - perpendiculaire à la rue Saint-Rémi -. Quelques minutes plus tard, des candidats au burger gratuit se trouvaient même rue du Parlement Sainte-Catherine !

Deux heures d'attente plus tard, nous avons enfin pu investir - avec soulagement - Guy & Sons. Un service agréable, bien organisé et rapide. Une fois la prise de commande effectuée, un badge nous est remis. 5 minutes plus tard, il vibre : notre commande est prête ! Nous nous installons en salle, et découvrons notre burger Classic sur base d'un pain aux céréales, avec son steak façon bouchère, son cheddar anglais maturé 9 mois, sa salade de saison, ses rondelles de tomates fraîches et ses oignons rouges émincés, le tout agrémenté de ketchup et de moutarde à l'ancienne. Un burger très appréciable, fort en bouche et rempli de saveurs. Malheureusement peu présentable. Les frites fraîches "Pont-Neuf", en trop grosse portion, égayent notre palais.

Guy & Sons prône le fait maison, des "sauces raffinées" et "des produits de premier choix". Dommage que des sauces industrielles (en tube) nous soient proposées en plus... Nous y retournerons cependant d'ici quelque temps, ne serait-ce que pour goûter aux desserts de Gérard Cabiron, Meilleur Ouvrier de France en 2007 dans la catégorie "desserts glacés". Et découvrir d'autres burgers et éventuels développements apportés au concept de base de Guy & Sons. Souhaitons à l'enseigne de connaître un vif succès dans la capitale de la gastronomie.

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04 mars 2017

Kitchen Garden

Mon Bordeaux à Moi restaurants français Kitchen Garden végétarien végétalien Bordeaux 1

Mon Bordeaux à Moi restaurants français Kitchen Garden végétarien végétalien Bordeaux 2
Carrot cake

L'enseigne propose des plats végétariens et végétaliens élaborés - concoctés à partir de produits de saison -, ainsi que de nombreuses boissons bio (thés et cafés, jus et smoothies, bières et vins). Elle nous démontre que l'on peut manger sain autrement, sans viande ni poisson. Nous avons testé l'établissement en qualité de salon de thé. La luminosité du lieu - que l'on doit essentiellement à ses grandes baies vitrées - laisse apparaître une décoration soignée, de goût, verdoyante et dépaysante. La prochaine fois, lumière sur le brunch.

Les + : La cuisine végétale, les pâtisseries (mention spéciale au carrot cake).

Les - : Les prix légèrement élevés.

Tarifs : Carrot cake à 4 €, chocolat chaud à base de lait végétal à 3,60 €, thés et infusions bio à 3,60 €.

Où : Kitchen Garden - 22, rue Sainte-Colombe - 33000 BORDEAUX.

Horaires d'ouverture : Mardi 12h-18h30, mercredi et jeudi 10h-18h30, vendredi 10h-20h, samedi 9h-20h.

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"L'Embarras du choix" - Avant-première du 3 mars au cinéma Gaumont Talence Universités

Mon Bordeaux à Moi L'Embarras du choix Alexandra Lamy Jammie Bamber Eric Lavaine film cinéma Gaumont Talence Bordeaux
De droite à gauche : Jamie Bamber, Alexandra Lamy et Eric Lavaine 

Hier soir, en présence d'une partie de l'équipe du film (Jamie Bamber, Alexandra Lamy et Eric Lavaine), le cinéma Gaumont Talence Universités présentait l'avant-première de "L'Embarras du choix", en salles le 15 mars prochain. Une comédie romancée autour des choix auxquels est constamment confrontée celle qui tient le rôle principal : Alexandra Lamy. Et pour la première fois de sa vie, Juliette va prendre une décision cruciale d'elle-même. Une réflexion légère sur la prise en main et la conduite de sa vie, la maturité, l'autonomie et l'amour. Un film sans prétention, qui "se laisse regarder", à partager en famille ou entre amis.

Synopsis : Frites ou salade ? Amis ou amants ? Droite ou gauche ? La vie est jalonnée de petites et grandes décisions à prendre. LE problème de Juliette c’est qu’elle est totalement incapable de se décider sur quoi que ce soit. Alors, même à 40 ans, elle demande encore à son père et à ses deux meilleures amies de tout choisir pour elle. Lorsque sa vie amoureuse croise la route de Paul puis d’Etienne, aussi charmants et différents l’un que l’autre, forcément, le cœur de Juliette balance. Pour la première fois, personne ne pourra décider à sa place...

Casting : Eric Lavaine (réalisateur), Alexandra Lamy (Juliette), Arnaud Ducret (Etienne), Jamie Bamber (Paul), Anne Marivin (Joëlle), Sabrina Ouazani (Sonia), Lionnel Astier (Richard), Jérôme Commandeur (Philippe), Arnaud Henriet (Cédric).

Sortie : 15 mars 2017.

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Bande-annonce

02 mars 2017

Mars-Avril 2017

Couverture

Mon Bordeaux à Moi Ma Ville à Moi Bordeaux mars avril 2017
En page 28

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25 février 2017

Nata Lisboa

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Pasteis de Nata

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Pasteis de Nata

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Queijada maracujá / Queijada aux fruits de la passion

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Queijada leite e caramelo / Queijada au lait et caramel

6
Queijada cenoura / Queijada à la carotte

7
Bolo de arroz / Gâteau de riz

Héritière de l'une des plus anciennes recettes de la pâtisserie mondiale, Nata Lisboa est la nouvelle enseigne phare de la rue Sainte-Catherine. Ouvert depuis moins d'une semaine, l'établissement propose des spécialités et autres pâtisseries typiques du Portugal. Adeptes de Pasteis de Nata et de Queijadas, venez savourer ces mini flans et ces petits cheesecakes tout droit sortis du four. Succombez particulièrement au Pasteis de Nata, dont la recette lisboète saura combler l'appétit des plus sceptiques.

Les + : Nouveau concept à Bordeaux, des Pasteis de Nata au crémeux et au croustillant ravageurs, des spécialités portugaises qui suscitent la curiosité. 

Les - : L'attente, l'insuffisance de places en salle.

Tarifs : Pastel de Nata à 2 €, autre pâtisserie (Queijada maracujá, Queijada leite e caramelo, Queijada cenoura, Bolo de arroz...) à 1,95 €.

Où : Nata - 242, rue Sainte-Catherine - 33000 BORDEAUX.

Horaires d'ouverture : Lundi au dimanche 8h-20h.

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