Mon Bordeaux à Moi

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21 mai 2017

Tonya Kinzinger : "Je suis très honorée de faire partie d'un tel show"

De passage à la Patinoire Mériadeck de Bordeaux avec la troupe du spectacle Hit Parade, Tonya Kinzinger a accepté de répondre à nos questions à la fin du show, à chaud. Rencontre avec une chorégraphe pleine de pep's, danseuse émérite au déhanché affriolant.

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Mon Bordeaux à Moi - Tonya, comment avez-vous vécu le show de ce soir ?

Tonya Kinzinger - C'était plutôt bien ! On a juste dû faire quelques ajustements avant le spectacle, du fait de la blessure d'un danseur. Il a fallu très vite s'adapter. Sinon, j'ai trouvé le public bordelais chaleureux et réceptif, relativement différent de celui que j'ai rencontré lors de mes deux précédentes venues ici avec la troupe de "Danse avec les Stars". 

Mon Bordeaux à Moi - Un public populaire qui, bien que timoré au début du spectacle, finit par applaudir des hologrammes, en plus des danseuses et comédiens sur scène.

Tonya Kinzinger - Les gens se laissent emporter ! Ils ne vont pas jusqu'à oublier les hologrammes, mais la confusion entre l'hologramme et le réel est bien présente.

Mon Bordeaux à Moi - Vous, vous oubliez que ce sont des hologrammes ?

Tonya Kinzinger - Ce sont avant tout des personnages. Il est vrai que lorsque je leur parle, je ne réalise pas parler à des hologrammes. Je les considère davantage comme des acteurs. 

Mon Bordeaux à Moi - Qu'apportent les hologrammes au spectacle ?

Tonya Kinzinger - Le show télévisé auquel les spectateurs assistent se déroule en 1975. Ces derniers sont donc plongés 40 ans en arrière. Vous imaginez la nostalgie... J'ai vu beaucoup de personnes autant applaudir que pleurer, y compris les plus jeunes qui n'ont pas connu les artistes de l'époque, mais qui ont grandi en écoutant du Claude François, du Mike Brant, du Dalida ou du Sacha Distel.

Mon Bordeaux à Moi - Un tel show exige une extrême méticulosité, une grande précision et une vivacité d'exprit permanente...

Tonya Kinzinger - Oh oui ! Et ce qu'il faut savoir, c'est que dans chaque réplique que les comédiens ont, il y a un mot qui lance et un qui arrête les hologrammes : les "top vidéo". Vous imaginez des conséquences si ceux-ci ne sont pas placés au bon moment... Contrairement à une pièce de théâtre, par exemple, ici, tu ne peux pas t'appuyer sur un autre comédien ou la technique pour partir dans une improvisation. C'est impossible. Tu vois, lorsque je m'adresse à Sacha Distel, ça doit paraître naturel et énergique. Ma réplique doit être assez étendue pour éviter les blancs, et pas trop en même temps, car sa réponse arrive vite. C'est étrange comme sensation, mais c'est un bien beau challenge quotidien. Et c'est surtout une première mondiale.

Mon Bordeaux à Moi - C'est ce qui vous a séduite dans le projet.

Tonya Kinzinger - Tout à fait : cette audace qu'a eue David Michel, le producteur du spectacle, de se lancer dans une telle aventure. Il faut savoir, quand même, que tous les hologrammes sont des créations. Ce ne sont pas des archives. La gestuelle, l'attitude et la posture générale de chaque artiste ont été reproduits le plus fidèlement possible par des acteurs talentueux. Le visage de chaque hologramme a ensuite été "greffé" sur chaque acteur par motion capture. Je n'aurais jamais pensé pouvoir participer à une comédie musicale sans être chanteuse. Je suis très honorée de faire partie d'un tel show.

Mon Bordeaux à Moi - Qu'est-ce qui vous plaît chez Claude François, Mike Brant, Dalida et Sacha Distel ?

Tonya Kinzinger - Leur classe. Tous étaient des avant-gardistes. Surtout Claude François, qui cherchait constamment à puiser ailleurs qu'en France, notamment aux Etats-Unis. Après, j'ai énormément été séduite par Mike Brant et par sa voix. La première fois que je l'ai entendu et vu interpréter "Dis-lui" en live dans "Hit Parade", j'avais les larmes aux yeux. C'est sublime. À l'époque, chaque artiste respectait le talent de l'autre. Ils étaient complémentaires. Leurs tubes sont indémodables. Je n'en connaissais pas les bandes originales, mais j'ai adoré les remix qui ont été faits par les musiciens. C'est moderne, ça a du punch et du cop (NDLR : de l'impact).